Ixtlán

J'ai voyagé au Mexique avec comme objectif parmi d'autres d'aller visiter les ruines qui ont inspiré le titre d'un des ouvrage qui m'a le plus influencé dans mon parcours épistémologique anthropologique, le Voyage à Ixtlán de Carlos Castaneda.

Castaneda est une figure tellement polémique en anthropologie qu'on pourrait dire qu'il a été la première victime de la culture de la censure qui est très populaire aux seins des anthropologues qui aiment se sentir offensés.

De façon circonvoluté, le sorcier avec qui Carlos parle dans ce livre, à qui il donne le nom générique de Don Juan parce qu'il refusait d'être identifié, appelle cela de l'importance personnelle en pointant le piège énergétique qu'il est.

Dans une série de discussions que je résumerais en trois points, Don Juan démontre que notre importance personnelle est maintenue en place par notre histoire personnelle qui nie l'inévitabilité de notre mort.

Logiquement, il recommande de perdre notre importance personnelle en cessant de nous raconter à nous-même notre histoire personnelle en demandant conseil à la mort.

Demander conseil à la mort devient le point central de l'approche pédagogique qu'il présente à l'apprenti qu'on suit au fil de ses écrits qui, dorénavant, devant les choix que lui offre la vie, se demande quel choix fait le plus de sens en fonction du fait qu'il pourrait mourir à n'importe quel moment et qu'il n'a ultimement que peu de contrôle sur ça, ou aucun, seulement celui de se préparer à la rencontrer.

Cette attitude, il l'appelle l'impeccabilité et elle pourrait se résumer par une absence de perte énergétique, la principale perte énergétique étant la pitié de soi qu'on a en se racontant notre propre histoire ad vitam eternam.


Quand je suis arrivé sur le site, il n'y avait personne à l’accueil, aucun gardien, rien, alors, je suis entré sur le site et me suis assis au milieu de la place principale, pendant ce qui m'apparut des heures je sentais et entendais des gens danser autour de moi et même foncer sur moi comme pour tester si je bougerais; quand ce fût fini, je me levai et retournai vers l'entrée où je croisa le premier groupe de la journée, le guide insistait que c'était impossible que j'aie pénétré sur le site, qu'il y'avait des gardes de sécurité qui l'empêchait. Ah bon.